Les chocolatières

Si la qualité du chocolat est primordiale pour réussir un chocolat chaud digne de ce nom, les instruments jouent aussi un rôle capital ainsi que le matériau dont ils sont faits : bois du moussoir, porcelaine de la tasse.

C'est au XVIIIe siècle que furent dessinées et conçues les plus belles chocolatières.
La plupart d'entre elles, véritables objets d'art, ont été réalisées en argent.
Puis pour des raisons d'esthétique et de confort, les services à chocolat ont adopté la porcelaine.

Chocolatière en argent sur pied
Source photo Choco-Musée Érico, Québec

C'est Madame de Pompadour qui commanda le premier service à chocolat en porcelaine de Chine à la Manufacture de Sèvres.

Les toiles de Maître du XVIIe et XVIIIe siècle nous montrent combien cet objet est si précieux pour les gourmands, qui n'oublaient jamais de l'emporter dans leur valise lors de leurs voyages.

Ce récipient à panse arrondie ou en forme de cône tronqué muni d'un bec verseur et d'une poignée horizontale est fermé par un couvercle percé d'un trou pour le passage du batteur.

La chocolatière a toujours était étroitement associée à l'histoire du chocolat. Objet de luxe à l'origine, elle devint de plus en plus populaire et accessible grâce au succès du chocolat en Europe. Les chocolatières pouvaient être fabriquées dans différents matériaux : cuivre, or, argent, étain, fer-blanc, porcelaine, faïence... certaines avec 3 pieds afin d'y glisser un réchaud.

Le moulinet ou moussoir

Au 17ème siècle, pour préparer cette boisson, les chocolatières disposaient d'un trou au milieu de leurs couvercles pour passer le manche du moulinet (ou moussoir) qui servait à faire mousser le chocolat pour lui donner tout son arôme. Le moulinet est une petite masse de buis dont la tête est ciselée, avec un manche assez long par rapport à la grosseur de la tête qui remplit presque toute l'embouchure de la chocolatière.

 

Collection Chantal du Chouchet

L'utilisation de la chocolatière 

Faire fondre du chocolat noir en morceaux dans une casserole à fond épais avec une grande tasse d'eau.
Faire fondre lentement à feu doux, le chocolat ne doit pas attacher.
Faire chauffer dans une casserole un litre de lait.
Remuer le chocolat fondu avec une spatule en bois pour obtenir un mélange lisse.

Verser le lait chaud dans la casserole du chocolat tout en remuant continuellement avec la spatule.

 

Le mélange doit atteindre le point d'ébullition.
Retirer alors la casserole du feu et verser le contenu dans une chocolatière.
Ajouter 4 cuillères à soupe de sucre en poudre et un peu de vanille en poudre.
On peut éventuellement ajouter un peu de canelle ou de clou de girofle finement broyés.
Bien remuer, couvrir et laisser reposer une nuit à température ambiante.

Le lendemain, au moment de déguster, placer la chocolatière dans une grande casserole d'eau et faire chauffer au bain marie à petite ébullition.
Lorsque le chocolat est très chaud, retirer la chocolatière du bain-marie, l'essuyer rapidement, faire mousser le chocolat en imprimant au moulinet des petites rotations rapides entre les paumes des mains.

Le chocolat est prêt, vous pouvez servir et vous régaler.

Le chocolat chaud est délicieux à déguster avec des gaufres croustillantes, une brioche au beurre encore chaude, des toats grillés avec de la marmelade d'orange ou de pamplemousse, une tartine de pain de campagne grillé avec de la gelée de coing, un pain d'épices frais et moelleux.

Evitez de le boire avec une pâtisserie au chocolat, ce serait trop.

 

Ensemble en cuivre vers 1890
Source photo Choco-Musée Érico, Québec

Le service à chocolat

Les vrais amateurs de chocolat chaud le servent aujourd'hui dans des tasses à chocolat en porcelaine de Limoges. 

Autrefois, le comble du raffinement était de le servir dans des tasses en argent avec sous-tasses ou dans des trembleuses avec cuillères assorties, certaines tasses disposaient même d'un couvercle afin de conserver au chocolat tout son arôme. 

Autrefois, on y faisait bouillir l'eau en y ajoutant une once de chocolat râpé, du sucre et parfois une pincée de cannelle ou un clou de girofle pour lui donner une saveur plus épicée. On pouvait également y ajouter de le crème fraîche ou du sirop d'orgeat au moment de le servir.

Tasse trembleuse de Dresden (1870-1890)
Source photo Choco-Musée Érico, Québec
 

Découvrir d'autres chocolatières dans le Musée du chocolat

Espace collectionneurs
 

Acquérir une chocolatière

Chocolat Daudi

Vente de chocolatières : L'esprit "Limoges" au service des chocolats les plus fins.

Jean DAUDIGNAC, fabrique et commercialise depuis plus de 20 ans articles et ustensiles de pâtisserie pour les professionnels de la gastronomie. Ces dernières années, il développe une gamme complète de moules de pâtisserie et diversifie son activité au grand public.

T&T Esprit porcelaine, association de créateurs, existe depuis 1984. Vivier d’artistes, laboratoire d’idées, T&T esprit porcelaine crée des objets dans un souci constant d’innovation et de mise en valeur du matériau porcelaine.

Quand Jean DAUDIGNAC propose à T&T Esprit porcelaine de collaborer pour créer une collection de chocolatières, c’est avec enthousiasme que tous les créateurs acceptent de relever le défi.
Le résultat est une étonnante collection de chocolatières, plus séduisantes les unes que les autres, offrant un nouveau regard sur la façon de déguster et d’apprécier le meilleur des arômes du cacao.

www.chocolat-daudi.com
  

Autrement chocolat

www.autrementchocolat.com

 

Plusieurs modèles de chocolatieres fabriquées au Québec sont vendues sur www.chocomusee.com

 

Les boissons au chocolat   -   Que boire en dégustant du chocolat
 


 

© Choco-Club.com